Poésie classique

La poésie classique a instauré certaines règles rigides à respecter inévitablement pour ce qui concerne le nombre de pieds dans un vers devant être le même pour tout le poème. L’écriture en vers a pris forme dans le théâtre classique tel que les pièces de Corneille et de Racine entre autres, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de poètes classiques qui ont écrit des poèmes d’amour et autres. La tragédie classique écrite en vers a en général repris des mythes de l’Antiquité. C’est ainsi que l’on aura droit à une Phèdre déchaînée :  » Eh bien, connais donc Phèdre et toute sa fureur. J’aime. » et une Andromaque déterminée :  » Non, je ne serai point complice de ses crimes! », sans oublier une Iphygénie courageuse et soumise à son destin :  » J’ai reçu de ma mort la nouvelle sanglante. Je n’en ai point pâli! »

Ces tragédies, d’une grande valeur littéraire sont donc écrites en vers où tout l’art de Racine est mis en valeur afin de traduire la grandeur des actes et des sentiments des personnages. C’est pareil pour Corneille dont les vers sont d’une extrême subtilité à impressionner le spectateur lors des représentations sur scène. Qui n’a pas appris par cœur la tirade de Don Diègue, tirée de la pièce « Le Cid » et débutant par ce vers : « ô rage, ô désespoir! »

Ce sont donc surtout ces deux hommes de lettres qui ont immortalisé la notion de texte théâtral écrit en vers, à l’époque classique du XVIIème siècle. Le vers y a été si bien ciselé à la hauteur des âmes héroïques de l’Antiquité et à d’autres héros d’une autre époque.