Dante poète rebelle

« La Vita Nuova » est née de l’amour du jeune Dante pour Béatrice. C’est un recueil de jeunes poèmes, reliés par des parties en prose écrites entre 1293 et 1295. Il peut être défini comme une autobiographie spirituelle, où l’amour n’est pas décrit dans sa forme sensible et terrestre, mais comme un sentiment qui conduit à un amour plus élevé et à un idéal de vie.

Avec le traité De Vulgari Eloquentia, écrit en latin, Dante veut donner aux écrivains des règles sur l’art d’écrire en italien. Dans cette œuvre, que Dante n’écrit que partiellement, le poète ouvre une question linguistique très importante : la langue vernaculaire peut-elle remplacer le latin?

Par la suite, Dante a écrit le « Convivio » dans les premières années de l’exil, en langue vernaculaire, dans le but de rappeler aux gouvernants que l’étude de la philosophie et le respect des lois morales sont une condition nécessaire à la coexistence des hommes dans la société. Dans le traité de « Monarchia », écrit en latin, Dante parle de politique. Pour le poète, la seule forme de gouvernement qui peut assurer la paix et la sécurité est la monarchie.

« Le Rime » est une collection, ordonnée par la postérité, de compositions poétiques que Dante a écrites de son vivant et qu’il n’inclut pas dans « La Vita Nuova » et dans le « Convivio ». Les thèmes de ces poèmes sont liés aux différentes expériences de vie du poète : amour courtois, philosophie, politique, le style poétique et l’exil.

Enfin, « La Comedia Divina » est le chef-d’œuvre de Dante. Cette œuvre qui englobe toute son expérience humaine, civile, politique, spirituelle et poétique, est composée de trois cantiques (Inferno, Purgatorio et Paradiso), dont chacun comprend 33 chansons, écrites en triplets d’hendécasyllabes, à l’exception de « Inferno » qui contient une autre chanson en prologue à l’ensemble de l’œuvre.